L'abbé Pierre, fondateur d'Emmaüs, est mort

L'abbé Pierre, fondateur d'Emmaüs, est mort

LE MONDE | 22.01.07 | 10h30






Il est mort au moment même où les pouvoirs publics veulent rendre effectif un principe pour lequel il s'est battu toute sa vie : le droit au logement. Jusqu'au crépuscule de son existence, il a défendu les sans-abri et les mal-logés. Même diminué, il avait tenu, en janvier 2006, à se rendre à l'Assemblée nationale pour s'opposer aux députés qui voulaient vider de sa substance la loi obligeant plusieurs centaines de communes à construire des logements sociaux sur leur territoire. L'abbé Pierre est mort, lundi 22 janvier, à 5 h 25 à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, où il avait été admis huit jours plus tôt. Il avait 94 ans.



La mort, Henri Grouès – il choisira le pseudonyme d'abbé Pierre dans la clandestinité – l'appelait depuis son enfance. "Dès l'âge de 8 ans [lors du décès de son grand-père], j'ai vécu dans l'impatience de la mort", confiait-il, se préparant avec ferveur à une proche "rencontre avec l'Amour absolu." "Notre s½ur la mort", comme il la désignait, l'abbé Pierre l'a souvent côtoyée.


Par accident : quand il "dévisse" dans un glacier alpestre pendant la guerre ou lorsqu'en juillet 1963 il réchappe de justesse du naufrage d'un bateau argentin dans le rio de la Plata. A cause de la maladie surtout : jamais, peut-être, valétudinaire n'a réussi à puiser au tréfonds de lui-même autant de ressources physiques et mentales pour venir, des décennies durant, au secours de son prochain.


Pulmonaire, il doit fréquemment interrompre ses études, au collège des jésuites de Lyon, à la faculté de théologie de la même ville – où il était né, le 5 août 1912, dans une nombreuse (huit enfants), riche et pieuse famille de soyeux –, puis pendant son noviciat à Saint-Etienne et son scolasticat à Crest (Drôme). Après qu'il eut opté, à 19 ans, pour l'ordre des capucins – distribuant sa part d'héritage aux nécessiteux de Lyon –, il faut toute la persuasion de son directeur pour qu'au bout de sept ans Henri Grouès se résigne à quitter la vie monastique, sous peine d'y laisser sa santé. Mais, répétera-t-il, "si je n'avais pas eu ce désert de vie, de renoncement permanent dans l'Amour, dans la perception de l'Adorable, je n'aurais pas pu traverser ma vie ultérieure sans être brisé".


La maladie s'acharne : vingt-deux mois d'hôpital, six opérations, entre 1954 et 1958, lorsqu'il s'écroule d'épuisement physique et psychique, après cette folle période qui a vu, selon son expression, "l'insurrection de la bonté" en faveur des sans-logis. Beaucoup plus tard, l'abbé Pierre souffrira de la maladie de Parkinson, dont les médecins stopperont l'évolution. En 1991, il sera la victime d'un accident cardiaque.


Ironie du sort, une diphtérie le sauve, durant l'été 1943, quand il est transporté en clinique, peu avant que la Gestapo ne fasse irruption dans son presbytère, à Grenoble, où il a été nommé vicaire, après avoir été ordonné prêtre en août 1938. Grenoble est la plaque tournante de son activisme de l'ombre : il participe à des coups de main, crée le premier refuge pour réfractaires au STO, fonde un journal clandestin, L'Union patriotique indépendante. Arrêté et évadé deux fois, il rencontre le général de Gaulle à Alger le 17 juin 1944.


Le gouvernement provisoire le nomme aumônier général de la marine. Des tâches d'information l'amènent à parcourir, en 1945, l'Afrique francophone. Sa prédiction s'est réalisée : gamin, il avait claironné qu'il serait "missionnaire, marin ou brigand". "Brigand", il se réjouissait de l'avoir été aux yeux de la Gestapo et de la police de Vichy.


Parce qu'il a, pratiquement jusqu'au bout, déployé une énergie étonnante, et parce qu'il a traversé le XXe siècle, la précarité de sa santé était méconnue de l'opinion. Car cette fragilité n'a presque jamais empêché l'abbé Pierre de monter en première ligne pour appuyer une cause et même d'observer encore, à 70 ans passés, des grèves de la faim pour dénoncer une injustice. Les repos forcés ne pouvaient pas, chez lui, être oisifs. Témoin, la révélation de sa vie : à Pâques 1927, de retour d'un pèlerinage à Rome, il éprouve, en priant à Assise, une exaltation "indescriptible", qu'il ne s'explique pas. L'illumination naît peu après, au cours d'une convalescence, à la lecture d'un gros ouvrage sur saint François d'Assise. Henri Grouès a à peine 15 ans. Son chemin spirituel est tracé.Bâtir, encore et toujours, devient l'altruiste obsession de l'abbé Pierre. Poussé par ses amis résistants, il est élu, à la Libération, député indépendant de Meurthe-et-Moselle (il rejoint le MRP en 1946, puis la Gauche indépendante socialiste en 1950 avant d'être battu en 1951). Pour être proche du Palais-Bourbon, il retape, à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), un pavillon délabré, qui devient un lieu de réunion pour des équipes ouvrières et une auberge de jeunesse.


A l'été 1949, c'est la rencontre, dans le voisinage, avec un ex-bagnard qui a tenté de se suicider. "Moi, je n'ai rien à te donner, lui dit l'abbé Pierre. Toi, tu n'as rien à perdre puisque tu veux mourir. Alors, donne-moi ton aide pour aider les autres." Georges sera le premier compagnon d'un havre qu'à Pâques 1950 l'abbé Pierre baptise "Emmaüs", en référence à l'Evangile (Luc, 24). Georges se souviendra : "Ce qui me manquait, ce n'était pas seulement de quoi vivre, c'était aussi des raisons de vivre."


Une petite communauté se forme, née du hasard et de la nécessité, sans que l'abbé Pierre l'ait conçue comme un projet, encore moins comme une ½uvre de charité. Les débuts sont aventureux : repris de justice, alcooliques, miséreux; promiscuité, bagarres, dénuement. Les pionniers d'Emmaüs n'étaient pas des enfants de ch½ur; ils se sont révélés hommes de c½ur. N'était admis que celui qui acceptait de travailler plus que pour sa seule subsistance. L'abbé Pierre avait une devise, "Hommes debout", et une maxime : "La lutte pour mon pain, ce peut être du matérialisme; la lutte pour le pain des autres, c'est déjà du spiritualisme."


Une famille, expulsée en plein hiver est recueillie en 1951. Les compagnons lui érigent un abri. Leur vocation de bâtisseurs est née. Elle ne s'exerce pas toujours dans les règles de l'art et de la législation, mais les autorités ferment les yeux, déchargées à bon compte d'un milieu que l'on ne nomme pas encore le quart-monde, mais qui y ressemble comme deux fleurs de misère. Le bouche-à-oreille et... les services sociaux dirigent des sans-logis vers Emmaüs. Baraquements en bois ou en tôle, puis petites maisons en dur s'élèvent à Neuilly-Plaisance, à Pontault-Combault, au Plessis-Trévise. Mais la trésorerie de la communauté est souvent à sec et l'abbé Pierre mendie sur les Grands Boulevards à Paris. Cela donne l'idée à deux de ses compagnons d'enseigner autour d'eux leur savoir-faire : les chiffonniers d'Emmaüs prennent ainsi place aux côtés des bâtisseurs ; quelque 150 familles sont tant bien que mal relogées. Par la puissance de sa colère et de son message, l'abbé va provoquer un raz-de-marée de générosité en France durant l'hiver 1954.


L'abbé Pierre le ressassera : sans l'obscur labeur accompli depuis 1949, sans la solidité des liens tissés au quotidien, "rien ne se serait produit cinq ans plus tard". Emmaüs ne serait pas passé, selon sa formule, "des catacombes à la vaticanisation", essaimant dans le monde entier pour compter aujourd'hui 350 communautés, dont 110 en France.


L'abbé Pierre n'avait pas conservé, de la bienfaitrice déferlante de 1954, que des images heureuses. Plus encore que les graves ennuis de santé qui en étaient résultés, il déplorait alors sa "tumultueuse célébrité" et décidait de s'éclipser du champ médiatique français. Pendant trois longues décennies, on ne le reverra que très épisodiquement sous le feu des projecteurs, pour s'indigner de "la détresse du peuple bengali" (1971) ou de la "tragédie des boat people" (1979). Il visite, en y travaillant souvent de ses mains, les communautés Emmaüs dans 35 pays, donne de multiples conférences, se rend aux Etats-Unis et au Canada, où, devant des parterres médusés, il fustige les nantis et exhorte la jeunesse à se mobiliser "non pour l'argent, mais pour l'Amour". Il élabore un "manifeste universel", adopté en 1969 à Berne par la première assemblée mondiale d'Emmaüs. Cette profession de foi prescrit, dans son article premier, que soient "servis premiers les plus souffrants". En la rédigeant, l'abbé Pierre s'est souvenu de son père qui, le dimanche matin, allait laver et raser les indigents.


Phénomène rarissime : lorsqu'il revient, en 1984, à l'âge de 72 ans, sur le devant de la scène publique, la mémoire collective se rappelle d'emblée ce visage diaphane aux joues mangées d'une barbe qui a blanchi, ce regard bleu en constante alerte et interrogation, cette frêle silhouette coiffée d'un éternel béret, revêtue d'une soutane dont l'abbé Pierre n'a jamais, par commodité, abandonné le port, cette pèlerine jetée en coup de vent sur les épaules, ces gros souliers autrefois maculés de la boue des bidonvilles et cette voix de tribun qui contraste tant avec ce profil transparent. Tout se passe comme si, au fil du temps, les générations s'étaient inconsciemment transmises le message du 1erfévrier 1954. Trente ans après, le fondateur d'Emmaüs retrouvait immédiatement l'oreille de la jeunesse française.


Une sombre histoire, en 1984, le décida, malgré lui, à un médiatique retour en force. L'école parisienne Hypérion était fortement soupçonnée par les autorités italiennes d'être une base des (anciennes) Brigades rouges. L'un de ses enseignants, Vanni Mulinaris, en voyage à Udine (Frioul), est arrêté et incarcéré sous l'accusation de terrorisme. L'abbé Pierre connaît personnellement ce professeur; pour lui, il s'agit d'une "violation des droits de l'homme". Il harcèle les pouvoirs publics des deux côtés des Alpes. Vanni Mulinaris est libéré, après trois ans de prison, sans jugement.


La même année, au Palais des congrès à Paris, devant 3 000 personnes muettes d'attention, l'abbé Pierre s'insurge cette fois contre "le scandale de la destruction des surplus agricoles" et il annonce l'instauration de la première banque alimentaire française. Coluche s'en inspira dès 1985 pour créer les Restaurants du c½ur. Imperméable à l'humour du fantaisiste, mais sensible à sa mordante lucidité, l'abbé Pierre soutint son initiative. En mars 1986, Michel Colucci frappa à sa porte pour lui remettre un chèque de 1,5 million de francs. Trois mois plus tard, Coluche se tuait à moto. L'abbé Pierre a célébré la messe des funérailles.


L'un et l'autre ont été des phénomènes médiatiques. A son corps défendant, estimait le fondateur d'Emmaüs. Au soir de sa vie, il confiait : "Je suis las de tout ce qui m'a mis en spectacle", et il reniait son propre "mythe". Il avait sollicité les médias en 1954, ceux-ci ne devaient plus lui laisser de répit, trente ans plus tard, jusqu'à ce qu'il prenne, à partir de 1994, quelque distance avec la télévision. Au cours d'une émission publique, il avait été hué, pour la première fois, par une sotte partie de l'assistance, pour avoir, restant dans son rôle de prêtre, déclaré que "la fidélité" demeurait le meilleur rempart contre les maladies sexuellement transmissibles.


Mais, surtout, pendant cette décennie (1984-1994), il a été la conscience de la société française. Pour lui, c'était "un devoir" de s'enflammer devant stylos, micros et caméras, dès que pointait le spectre d'une injustice. "Voix des hommes sans voix", comme il aimait se définir, ses colères étaient toujours spontanées. Elles ont fait réfléchir et fléchir plus d'un responsable politique, de gauche comme de droite. Le 14 juillet 1992, promu grand officier de la Légion d'honneur à la veille de son80 e anniversaire, il refusait de porter l'insigne tant que trois cents familles africaines, mises à la rue et campant depuis trois mois sur l'esplanade de Vincennes, ne seraient pas relogées. Dans les 24 heures, le gouvernement socialiste de Pierre Bérégovoy mettait deux immeubles inoccupés à leur disposition.


Le 18 décembre 1994, l'abbé Pierre accompagnait des militants de Droit au logement (DAL) qui envahissaient un bâtiment de la rue du Dragon, à Paris (6e). Dans la soirée (un dimanche), il était reçu par le premier ministre, Edouard Balladur, qui garantissait la non-intervention des forces de l'ordre. Le lendemain, Jacques Chirac, alors maire de Paris, renchérissait – en pleine campagne présidentielle, il est vrai –, en accédant à une revendication de DAL : une ordonnance de 1945 sur la réquisition de locaux vacants était remise en vigueur.


L'abbé Pierre était un politique habile. Il savait jouer de son charisme sans céder aux sirènes politiciennes. "On me dit 'de gauche', ça me fait sourire. Droite, gauche, je n'en sais rien, a-t-il écrit dans Testament. Mon choix est de montrer la réalité telle qu'elle est et de faire percevoir les priorités." Son indépendance d'esprit lui a permis, au fil des scrutins, d'interpeller les candidats sur le sort des plus démunis, notamment lors des divers projets de loi contre l'exclusion.


Il commit un faux pas lorsque, en avril 1996, il apporta son soutien au philosophe négationniste Roger Garaudy. Cruelle et douloureuse aberration : celui qui, entré dans la Résistance dès juillet 1942, avait sauvé de nombreux juifs en les faisant passer en Suisse et en Espagne; celui qui avait toujours pourfendu les idées d'extrême droite, comparant publiquement Jean-Marie Le Pen à Mussolini; celui qui proclamait qu'"être raciste, c'est se tromper de colère"; celui-là même s'égarait, à l'âge de 83 ans, dans une cause antisémite. Certes, après trois mois d'une pénible polémique, l'abbé Pierre exprimait un total repentir. Mais un trouble profond avait été jeté, pas seulement chez les croyants.


Par la suite, ses interventions publiques se firent de moins en moins fréquentes à mesure que le poids des années s'alourdissait. Mais il trouvait, de temps à autre, suffisamment de forces pour prendre la défense des déboutés du droit au logement. En juin 1999, il attira l'attention du maire de Paris sur le sort d'une quarantaine de familles qui campaient dans le 11e arrondissement de Paris. En novembre 2002, il se rendit à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dans un bidonville occupé par des familles roumaines, afin de dénoncer le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la sécurité intérieure. il lança, du Trocadéro, en février 2004, un nouvel appel en faveur des plus démunis, fustigeant l'égoïsme de ceux qui empêchent les réquisitions d'habitations vides et la construction de logements sociaux.


Le fondateur d'Emmaüs portait un regard clairvoyant sur la société, sur l'évolution des m½urs et de la sexualité. Reconnaissant sans fausse pudeur que "le plus douloureux à vivre, ce fut vraiment le v½u de chasteté, qui conduit à renoncer à la tendresse d'une femme", il prenait en compte le vécu humain, qu'il s'agisse de la contraception, de l'avortement ou de l'usage du préservatif pour se protéger du sida : "Risquer de contaminer quelqu'un sciemment, jugeait-il, c'est criminel." Ni sa sensibilité aux troubles de la société ni ses franches critiques à l'égard des fastes de l'Eglise catholique ne lui ont jamais fermé les portes du Vatican. Il a été fraternellement reçu par tous les papes de l'après-guerre. "Vous êtes mon charbon ardent", lui avait dit Mgr Roncalli, alors nonce à Paris, futur pape Jean XXIII. L'abbé Pierre a aussi dialogué avec la plupart des grands de ce monde, prêchant pour un gouvernement fédéral à l'échelle planétaire, "respectueux des diversités humaines, mais capable d'imposer une loi commune minimum".


L'abbé Pierre a été l'un des tout premiers à comprendre que la pauvreté nécessitait une approche fondamentalement différente d'un assistanat paternaliste, voire humiliant. Le fondateur d'Emmaüs ne parlait pas souvent de Dieu avec ses compagnons, mais il leur avait révélé ses "trois certitudes". "Malgré toutes les atrocités, malgré la souffrance de tant d'hommes et de femmes (...), oui, je crois que l'Eternel est Amour quand même, que nous sommes aimés quand même et que nous sommes libres quand même.".




Michel Castaing, rédacteur initial de cette nécrologie, est mort en 2006.
Le texte en a été revu et complété par Bertrand Bissuel.







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Photo : Portrait du 10 février 1954 à Paris de l'abbé Pierre - AFP

# Posté le lundi 22 janvier 2007 15:17

Modifié le lundi 22 janvier 2007 15:45

DORS - Florent Pagny

DORS  -  Florent Pagny

Florent Pagny
Dors

Paroles et Musique : Erick Benzi

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Dors
Oublie les blessures lâches du temps
Dors
Ne réveille pas tes yeux d'océan
Dors
Laisse ton âme libre
Aux désirs que tu crois
Garde ta flamme vive
Je serai toujours là
Même si tu ne me vois pas
Dors
Ma petite fée, mon c½ur, mon ange


Dors
Laisse-moi couvrir tes ailes blanches
Et ton corps
Je veillerai sur tes pas
Je serai près de toi
Oh, je te promets
Que si un jour tu tombes
Ce sera dans mes bras
Aussi longtemps que tu le voudras


Dors
Laisse les étoiles te sourire
Dors
Peut-être pour que j'ose enfin te dire
Le trésor
Que cachent tes avances
Quand tu laisses glisser les draps
Quand tu m'offres une chance
De partager avec toi
Tous les voyages que je ne ferai pas
Dors


Dors
Fais-moi rêver le ciel
Entends mon appel
Fais-moi plus fort au réveil
Je serai ton gardien
Le Noël de tes lendemains


Dors, dors



Pix : Wish by Suzanne Woolcott

# Posté le lundi 18 décembre 2006 16:53

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 16:03

Lemon Tree - Fool's Garden

Fool's Garden


Lemon Tree
Le lapin


I'm sitting here in a boring room
Je suis assis ici, dans une chambre ennuyeuse
It's just another rainy Sunday afternoon
Ce n'est juste qu'un autre dimanche après-midi pluvieux
I'm wasting my time, I got nothing to do
Je perds mon temps, je n'ai rien à faire
I'm hanging around, I'm waiting for you
Je poireaute, en t'attendant
But nothing ever happens, and I wonder
Mais rien ne se passe jamais, et je me demande



I'm driving around in my car
Je fais un tour en voiture
I'm driving too fast, I'm driving too far
Je conduis trop vite, je vais trop loin
I'd like to change my point of view
J'aimerais changer mon point de vue
I feel so lonely, I'm waiting for you
Je me sens si seul en t'attendant
But nothing ever happens, and I wonder
Mais rien ne se passe jamais, et je me demande



I wonder how, I wonder why
Je me demande comment, je me demande pourquoi
Yesterday you told me 'bout the blue blue sky
Hier tu m'as parlé du bleu, du bleu du ciel
And all that I can see is just a yellow lemon tree
Et tout ce que je peux voir, c'est que tu m'as posé un lapin
I'm turning my head up and down
Je secoue ma te de haut en bas
I'm turning, turning, turning, turning, turning around
Et je tourne, tourne, tourne, tourne, tourne en rond
And all that I can see is just another lemon tree
Et tout ce que je peux voir, c'est juste que tu m'a posé un autre lapin



Sing ! Da, da da dee da...
Chante ! Da, da da dee da...



I'm sitting here, I miss the power
Je suis assis ici, je manque de volonté
I'd like to go out taking a shower
J'aimerais aller dehors prendre une douche sous la pluie
But there's a heavy cloud inside my head
Mais il y a un lourd nuage dans ma tête
I feel so tired, put myself into bed
Je me sens si fatigué, et je me mets au lit
Where nothing ever happens, and I wonder
Où rien ne se passe jamais, et je me demande



Isolation, is not good for me
L'isolement, ce n'est pas bon pour moi
Isolation, I don't want to sit on a lemon tree
L'isolement, je ne veux pas me faire poser un lapin
(littéralement : Je ne veux pas m'asseoir sur un citronnier jaune
==> Je ne veux pas faire partie du citronnier jaune)
I'm stepping around in a desert of joy
Tournant en rond dans un désert sans joie
Baby anyhow I'll get another toy
Bébé, de tout façon, j'aurai un autre jouet
And everything will happen, and you'll wonder
Et tout se produira, et tu te demanderas



I wonder how I wonder why
Je me demande comment, je me demande pourquoi
Yesterday you told me 'bout the blue, blue sky
Hier tu m'as parlé du bleu, du bleu du ciel
And all that I can see is just another lemon tree
Et tout ce que je peux voir, c'est juste que tu m'a posé un autre lapin
I'm turning my head up and down
Je secoue ma te de haut en bas
I'm turning, turning, turning, turning, turning around
Et je tourne, tourne, tourne, tourne, tourne en rond
And all that I can see is just a yellow lemon tree
Et tout ce que je peux voir, c'est juste que tu m'as posé un lapin



And I wonder, wonder, I wonder how I wonder why
Et je me demande, demande, je me demande comment,
je me demande pourquoi
Yesterday you told me 'bout the blue, blue sky
Hier tu m'as parlé du bleu, du bleu du ciel
And all that I can see (di di di)
Et tout ce que je peux voir (di di di)
And all that I can see (di di di)
Et tout ce que je peux voir (di di di)
And all that I can see is just a yellow lemon tree
Et tout ce que je peux voir, c'est juste que tu m'as posé un lapin

# Posté le mardi 12 décembre 2006 15:22

Modifié le samedi 16 décembre 2006 12:24

En fait, c'est bien la taille qui compte

En fait, c'est bien la taille qui compte

La taille d'une partie de votre cerveau est proportionnelle à votre envie de sexe.
Les personnes particulrement portées sur la chose auraient ainsi un cerveau plus développé.



Pa dans la mare, ce n'est pas la taille du sexe qui compte !
A en croire les chercheurs de l'universi de Melbourne en Australie, ce serait plutôt la dimension du cerveau qui moignerait d'une libido explosive.
C'est précisément l'amygdale, à ne pas confondre avec celles du fond de la gorge, qui, en fonction de son volume, témoigne du désir sexuel de l'individu.
Localisée entre l'hémisphère gauche et l'hémisphère droit, l'amygdale est en fait le centre de contle de nos émotions.


Ne dépassant pas la taille d'une amande, elle est à la fois le siège de nos peurs et de nos sentiments émotifs.
St
imulée, elle provoque un comportement très violent ou bien une action très douce.
C
onfronté à une représentation ou une suggestion de type érotique, l'individu émet une ponse dédaigneuse ou réceptive provoquée par l'amygdale.
L'équipe de chercheurs australiens menée par le neurologue David Reutens a donc scanné le cerveau d'un panel de 45 patients qui souffraient tous d'épilepsie chronique, un mal réputé nuisible à l'excitation sexuelle.




L'origine des fantasmes



Chacune de ces personnes avaient au palable subi une opération chirurgicale visant à l'ablation des zones du cerveau responsables de lpilepsie.
Ceux d'entre eux qui posdaient une amygdale intacte après l'oration ont également moig d'un sir sexuel plus fort dans leur vie quotidienne.
Aux yeux du docteur Reutens et de son équipe, il apparaît ainsi clairement que c'est l'amygdale qui canalise l'excitation sexuelle et la transforme en envie pure et simple de s'envoyer en l'air.


Une découverte capitale soulignée par de nombreux scialistes du comportement sexuel à travers le monde.
A l'image de Jim Pfaus de l'université de Montréal au Canada qui voit là un moyen extraordinaire d'en savoir plus sur l'origine des fantasmes qui sont les tres.
Toutes les personnes ne sont pas sensibles aux mêmes stimulis sexuels et l'on pourrait ainsi déchiffrer le canisme neuronal qui pousse, par exemple, certains à pférer les culottes rouges et certaines à tomber en extase devant un homme en uniforme !






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Pix : Pepper Dance 3 by Stanley Lau

# Posté le jeudi 07 décembre 2006 16:14

Modifié le samedi 26 mai 2007 11:55